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l’écart avec les besoins existants.

D’ailleurs, 15 établissements sur 39 (38 %) ont eu recours à des pharmaciens dépanneurs pour un total de 5873 jours entre le 1er avril 2016 et le 1er avril 2017, les besoins variant selon les établissements entre 25 et 1475 jours.

De plus, parmi les établissements ayant eu recours au dépannage en pharmacie, 40 % ont requis les services d’un pharmacien dépanneur pendant plus de 180 jours durant cette période, alors que les deux tiers y ont fait appel pendant plus de 90 jours. 

En conclusion, avec près d’un poste vacant sur cinq, le manque d’effectifs en pharmacie d’établissement est toujours préoccupant. Au 1er avril 2017, 16 % des départements de pharmacie ayant répondu au sondage affichaient un manque d’effectifs excédant 25 %, et un peu plus d’un sur dix devaient composer avec un manque d’effectifs d’au moins 30 %. Malgré le recul constant de la pénurie depuis 2012, il est illusoire de penser pouvoir combler prochainement les besoins dans un contexte où le nombre de finissants au programme de 2e cycle en pharmacothérapie avancée suffit à peine à compenser le nombre de départs à la retraite. L’A.P.E.S. entend donc poursuivre ses efforts de valorisation de la profession tant auprès des étudiants en pharmacie que des instances gouvernementales afin de maintenir le nouvel engouement des étudiants pour la pratique de la pharmacie en établissement de santé et d’accroître de manière significative la capacité d’accueil des universités québécoises au programme de maîtrise en pharmacothérapie avancée.

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